Guérir la terre, favoriser les connexions, le renouvellement et la réciprocité en Síksikaítsítápi o’tao’ohsowa

Dans le sud de l’Alberta, trois rivières convergent vers les terres de la Tribu des Blood (Première Nation Kainai), l’une des quatre nations de la Confédération des Pieds-Noirs. Environ 13 000 membres de la Tribu des Blood vivent en réciprocité avec le bassin versant d’Omahkotaan, dont ils prennent soin depuis des générations. Cependant, la Nation perd chaque année entre 30 et 180 cm de berges à cause de l’érosion causée par la construction de barrages, les réservoirs et l’irrigation. En raison de ce changement fondamental, la régénération naturelle des espèces indigènes, y compris les peupliers stabilisateurs de racines, a été fortement affectée.
Alvin First Rider, responsable de la protection de l’environnement au sein de la Tribu des Blood, explique : « Nos espèces culturellement importantes sont de plus en plus difficiles à trouver. Cette situation force la communauté à s’adapter et à trouver des solutions de rechange afin de continuer à pratiquer le mode de vie des Pieds-Noirs. Cependant, nous ne devrions pas nous retrouver dans cette situation, car le Traité 7 visait à garantir le mode de vie des Pieds-Noirs à perpétuité avec le droit de chasser, de pêcher, de cueillir et de répondre aux besoins cérémoniels. Cela n’a tout simplement pas eu lieu. »
Solutions environnementales de TELUS s’est associée à l’organisme Blood Tribe Lands Management pour œuvrer à la restauration essentielle du bassin versant de l’Omahkotaan. La restauration de la forêt de peupliers indigènes est un élément crucial du programme. Cependant, cette collaboration va au-delà de la réparation écologique. Elle est profondément enracinée dans le soutien de la vitalité culturelle et des droits issus de traités de la Tribu des Blood. La restauration intègre les connaissances écologiques des Autochtones, notamment la plantation de saules destinés à être récoltés pour être utilisés dans les huttes de sudation, ainsi que les espèces productrices de baies, dans le but d’améliorer la souveraineté alimentaire des membres de la Nation.


De plus, le partenariat vise à reconnecter les membres de la Nation avec leur terre et leur culture tout en créant des possibilités économiques. Comme l’a expliqué M. First Rider, le projet « crée des emplois et génère de l’argent pour la population qui n’a pas ces possibilités », tout en offrant « la guérison et le lien avec la terre dont les gens ont besoin ». La communauté a adhéré à l’initiative et 13 membres de la Tribu des Blood ont participé à la première saison de plantation. Dans le cadre du projet, des membres de la Nation ont également participé à un programme de traitement des dépendances, qui considère le travail de restauration comme faisant partie de leur parcours de guérison. Au total, 56 000 arbres ont été plantés dans la région inférieure de Standoff en 2025, et une expansion du projet est prévue en 2026.
Solutions environnementales de TELUS participe au financement et à la gestion des projets afin de les rendre accessibles pour la Nation. Ce partenariat a aussi changé la donne pour TELUS. Les membres de l’équipe ont appris des méthodes dirigées par des Autochtones qui priorisent la santé des écosystèmes à long terme. De plus, ils ont été témoins de la façon dont la restauration sert de guérison à la fois écologique et culturelle, permettant à TELUS de mieux comprendre la réconciliation comme une pratique continue qui repose sur la souveraineté des Autochtones.
Comme l’a indiqué M. First Rider, « ce projet avec TELUS vise à renforcer les capacités, à soigner les gens, à restaurer le paysage et à tisser des liens. » Pour TELUS, cette relation de réciprocité renforce l’idée qu’une action concrète en matière de climat doit être ancrée dans les systèmes de connaissances autochtones et les solutions pilotées par les communautés.